Argentine

De Córdoba à Salta en autostop et avec la patate

12 juin 2016
ruta 60 catamarca argentine

À la suite de notre city-trip à Buenos Aires, nous voilà repartis sur la route en direction de Córdoba par un bus de nuit (on vous file les infos ci-après dans la partie info pratique). Nous avons beaucoup apprécié cette ville étudiante même si nous n’y sommes pas restés assez longtemps. Il y a une jolie architecture avec des monuments jésuites et églises d’époque mais aussi une ambiance jeune et fêtarde, le soir venu, vers le quartier de la rue “Francisco Laprida”.

Comme nous avions rendez-vous avec Xavier et Nina vers Salta par la suite, nous avons décidé de réduire notre séjour à Cordoba pour partir pendant 5 jours en stop de petit village en petit village suivant le bon vouloir de nos transporteurs. Nous avons vraiment apprécié notre itinéraire totalement improvisé qui passa par Valle del Totoral, Belén et Cafayate entre autre. La cerise sur le gâteau fut notre rencontre avec 2 couples de voyageurs en vans qui nous a permis de camper au pied des ruines de Quilmes, entourés de cactus géants. Il n’y a aucun mot pour décrire notre réveil… Si vous aussi vous voulez faire du stop dans cette zone où aller de petit village en petit village, on vous file quelques infos car nous avons vraiment adoré ces 5 jours dans le centre-nord de l’Argentine.

 

Notre courte halte à Córdoba entre Jésuites et ambiance fêtarde

Nous avions entendu beaucoup de bien de Córdoba par le reste des Argentins, soi-disant qu’il s’agissait de la ville la plus étudiante du pays (12% de sa population) avec donc une bonne ambiance d’un côté, mais aussi qu’elle était entourée de monuments jésuites de l’autre. Un bon compromis entre fête et culture pour visiter. C’était aussi pour nous le moyen de découvrir la ville de notre pote Pehuen, qui avait décidé de poser bagage là-bas depuis un bon bout de temps déjà (malheureusement il était en France à ce moment là, ça sera pour une prochaine fois).

Sur place nous avons retrouvé Xavier et Nina le temps d’une journée ensoleillée et nous nous sommes baladés le long des canaux delà Cañada et dans les divers monuments comme le Cabildo, la Cathédrale ou encore la plus intimiste Iglesia de la Compaña de Jesus”. Clairement, tous valent le coup de s’y arrêter et surtout de prendre le temps de regarder les détails de leur architecture. Et pour plus d’originalité, rendez-vous devant la “Iglesia de los Capuchinos” (aussi nommée “Iglesia del Sagrado Corazón”) qui comporte plusieurs couleurs et différentes architectures en même temps. Pas banale quoi !



Cabildo et Cathédrale : sur la “Plaza San Martin”
La Iglesia de los Compaña de Jesus : à l’angle de la rue “Caseros” et de la rue “Obispo Trejo”.
La Iglesia de los Capuchinos : aux n°600-699 de la rue Buenos Aires.

De journée, Córdoba est une ville assez simple et paisible mais quand vient la nuit, dans certains quartiers, elle change totalement de visage. Un peu comme Docteur Jekyll et Mister Hide vous voyez ? C’est dans un quartier bien particulier que la transformation s’opère : “Le Barrio Guëmes”. Rendez-vous dans la rue Belgrano puis dans la rue “Achaval Rodriguez” qui remonte depuis le canal. Là, nous n’avons pas compris ce qu’il nous arrivait, nous avions l’impression d’être dans une toute autre ville avec des boutiques de fringues et d’objets originaux, des petits bars et même des terrasses sympathiques dans les cours des micro-passages de la rue “Achaval Rodriguez”. Ici, c’est le repère de la jeunesse.

Et quand vient le week-end (tous les vendredi, samedi, dimanche), tout ce quartier (voir info grisée pour vous y rendre) se transforme en marché d’antiquaires et Feria Artesanal. On ne s’y attendait pas mais c’est gigantesque et malheureusement à cause de la pluie, je n’ai pas été assez rapide pour trouver le bracelet de mes rêves (alors que Greg s’est trouvé un chouette portefeuille en cuir). Scrogneugneu ! Par contre, mieux vaut bien choisir son resto dans le quartier car les prix sont un peu chers (ne voulant pas mettre le prix, à part une pizza congelée, nous n’avons pas trouvé le resto parfait)… Clairement, on aurait mieux fait de grignoter sur la Feria.



Feria Artesanal de Córdoba tous les week-ends : si vous voulez y faire un tour, ça se passe le long du canal sur “l’Avenida Marcelo T. De Alvear”, entre le croisement avec la rue “Francisco Laprida” et la rue “Achaval Rodriguez”.

À 1h de Córdoba se trouve le village de Alta Gracia, un village à l’architecture jésuite. Il parait que c’est mignon. Nous étions vraiment motivés pour nous y rendre mais à cause de la pluie, nous avons préféré faire une journée cocooning. Et oui, ça arrive à tout le monde. Mais nous avions tout de même récupéré les infos (dans la partie grisée) dans le cas où le soleil pointerait le bout de son nez. Les voici sur un plateau.



Bus pour se rendre à Alta Gracia depuis Córdoba : La compagnie “Sierras de calamuchitas” part toutes les 15 minutes.
Prix : 30 pesos argentinos à payer directement au chauffeur. Durée : 1h de route. Idem pour revenir.

 

INFORMATIONS PRATIQUES :


ARRIVER À CÓRDOBA DEPUIS BUENOS AIRES
Vous avez plusieurs possibilités :

En stop : mieux vaut ne pas tenter le stop depuis Buenos Aires dû à la taille de la ville et surtout à cause du fait qu’il vous faudra certainement passer par Rosario. Or, de nombreux Argentins nous ont clairement dit que cette zone craignait un peu…

En train (à la “Estación Retiro” de Buenos Aires) : la meilleure option SI ET SEULEMENT SI, vous êtes prévoyants et que vous avez la chance d’avoir pris vos places à l’avance. C’est l’option la plus économique mais il faut bien prendre ses billets 1 mois à l’avance facile. La raison : il n’y en a que 2 par semaine, le lundi et le vendredi à 20h45 du soir et même si on met plus de temps pour arriver, les prix étant nettement moins chers que les bus, les places sont prises d’assaut.
Prix : 300 pesos argentinos en place assise.

En bus (depuis le terminal des bus de la Estación Retiro de Buenos Aires) : il y en a presque toutes les heures, mieux vaut réserver un jour à l’avance tout de même. Les bus de jour ne font que 5 arrêts avant d’arriver à Córdoba mais ceux de nuit ne mettent que 9h et ne s’arrête qu’une seule fois. A défaut du train, nous avons prix cette option.
Prix : 700 pesos argentinos en semi-cama (c’est plus cher en lit total mais franchement le demi-cama est déjà très bien).


 

 

 

Détails de notre itinéraire en stop de Córdoba à Salta

ruta 60 catamarca argentine

Afin d’aider les auto-stoppeurs de la région, on souhaite vous indiquer l’itinéraire que nous avons emprunté au fil de nos rencontres et que nous avons trouvé au top. Voici une carte qui le retrace pour vous simplifier la vie :

Córdoba – Jesús María – Villa del Totoral – Deán Funes – Quilino – Belén – Cienaga – Santa Maria – Ruines de Quilmes – Cafayate – Salta.

 

1. Avant toute chose, pour faire du stop, on a vite compris qu’il fallait sortir des grosses villes alors nous avons pris un colectivo pour nous rendre à “Jesús de María”, une plus petite ville au nord de Córdoba. C’est un lieu stratégique pour tenter de rejoindre Tucumán ou comme nous, la route 40 par la suite.



Bus pour se rendre à Jesús María depuis Córdoba : compagnie “Fono Bus”.
Prix : 37 pesos argentinos par personne. Durée : 1h15.

Alors que nous avions l’intention de rejoindre Tucumán en continuant sur la route 9, nous avons totalement changé nos plans en fonction de nos rencontres. Ces derniers nous ont clairement orientés vers la route 60 puis la route 40 car les paysages y sont d’autant plus beaux.

2. En prenant la route 60, on rencontre d’abord quelques petits villages (Villa del Totoral, Deán Funes ou Quilino) puis on passe au milieu d’un désert de sel assez impressionnant. Wahouuu ! Celle-ci s’oriente alors vers l’est pour rejoindre la fameuse route 40 (celle qui traverse toute l’Argentine et qu’on avait déjà empruntée en Patagonie). Entre le désert de sel et la route 40, il n’y a pas beaucoup d’âmes qui vivent donc mieux vaut trouver un camion pour faire le trajet. Nous avons pu dormir à Villa del Totoral dans un hospedade pas tip-top mais qui peut dépanner, en revanche à Deán Funes et Quilino, on ne vous assure pas le coup, nous étions là que pour auto-stopper.

3. Une fois sur la “Ruta 40”, les paysages changent sans cesse entre les montagnes, les champs de cactus géants, les plaines à perte de vue et enfin les fameuses Quebradas. Le tout agrémenté par de tout petit village authentique et agréable. On vous conseille de vous arrêter à Belén car nous avons vraiment apprécié ce village dénué de touristes et/ou de faire un arrêt à Santa Maria (nous n’y sommes pas restés longtemps mais c’est dans le même esprit que Belén). Il est possible de camper aux pieds des ruines de Quilmes (pour une pause culture) avant d’arriver à Cafayate (beaucoup plus touristique mais hors saison ça reste tranquille) et enfin à Salta.

ÇA PEUT SERVIR : étant donné qu’il n’y a pas beaucoup de passage, on s’est fait assez vite prendre en stop. On a notamment été pris par un camionneur depuis Deán Funes jusqu’à Belén, ce qui nous a valu 8h de camion et une grosse distance en prime. Pensez à arrêter les camions ou à leur demander aux stations service pour qu’ils vous emmènent car c’est vraiment bien pratique.

INFORMATIONS PRATIQUES :


SE RENDRE À SALTA DEPUIS CÓRDOBA EN BUS
Pour ceux qui ne sont pas trop stop, on a récupéré des infos pour vous rendre à Salta depuis Tucumán :

Bus pour se rendre pour Salta depuis Córdoba : il y a différentes compagnies de bus. Se renseigner à la “station de bus de Retiro”. Prix : environ 800 pesos argentinos par personne.

Mais vous pouvez aussi aller de Córdoba jusqu’à Salta petit à petit pour découvrir d’autres villes, par la route suivante :
Bus pour se rendre à “San Fernando de Catamarca” depuis Córdoba : 445 pesos argentinos par personne.
Bus pour se rendre à Tucumán depuis “San Fernando de Catamarca” : 215 pesos argentinos par personne.
Bus pour se rendre à Salta depuis Tucumán : 340 pesos argentinos par personne.


 

 

 

Belén, la découverte d’un petit village authentique sans touriste à l’horizon

En quittant Córdoba, nous nous sommes rendus à Jesús María pour nous lancer dans le stop. Étant donné qu’il pleuvait, nous avons fait le plus ridicule trajet de toute l’histoire du stop car nous n’avons fait que 33 km en attendant plus d’1h30 sous la pluie. Il y a des jours comme ça où on préfèrerait rester coucher. Nous avons donc dormi à Valle del Totoral, dans le seul hospedaje du village froid et peu aimable. Le lendemain, la mission auto-stop fut remplie avec succès. Nous avons enchaîné plusieurs courtes distances au milieu de nulle part entre Deán Funes et Quilino puis nous avons accaparé un camionneur en le suppliant de nous mener là où le vent le guidait. Juan (de son anonyme), nous a lancé un “Belén está bien ?“. Nous ne connaissions rien de ce petit village perdu au milieu de la route 40, mais on a dit “Banco Jeannot” ! Et c’est après 8h de camion, 5 litres de maté, 25 sujets de conversion et 60 musiques sud-américaines que Juan a fini par nous lâcher à minuit dans ce fameux Belén en nous indiquant une sorte de camping. Merci Jean-Jean, sympa le plantage de tente à 1h du mat avec -10°. Bon au moins, on a le mérite d’être seul et en plus c’est gratuit (voir info grisée ci-après).



Dormir gratuitement à Belén : Camping municipal, en face de la piste d’athlétisme.
Prix : gratuit avec plusieurs barbecues pour se faire des grillades. Pensez bien qu’à 1h du mat on n’a pas testé…
Où le trouver : au rond point de l’avenue “Virgen de Belén”, lorsque vous êtes en direction du centre ville, tournez à droite et descendre sur le chemin en terre tout de suite à droite. Le camping est juste ici.

 

Si vous êtes dans la mouise comme nous, pas de soucis : à Belén, il y a la possibilité de changer des dollars au marchand de tissus, situé sur la rue San Martín, au niveau de la place principale :)

 

C’est en mettant le nez hors de notre tente que nous avons pu faire la connaissance de Belén. C’est un village qui nous a marqué car il était pour nous la frontière entre le Nord Ouest de l’Argentine et le reste du pays. Le temps de 8h de trajet avec Juan et tout avait changé. Belén fut enfin pour nous l’authenticité que l’on cherchait : une jolie placette bordée d’arbres, le retour des mobylettes comme moyen de locomotion avec 4 passagers sans soucis (Ahhh la nostalgie de l’Asie nous rattrape), des empanadas délicieuses (on vous file le secret dans la partie grisée) et surtout… des habitants souriants et adorables ! Voilà, c’est ça que nous cherchions en Argentine : la simplicité, l’authenticité et le contact avec les locaux.



Dévorer des empanadas délicieuses : sur l’avenue “Calchaqui”, aux alentours de l’intersection avec la rue Belgrano dans un petit kiosque genre livreur de pizza délabré ! Les empanadas sont frites et coûtent 5 pesos l’une. Les meilleures qu’on aient mangé jusqu’ici !

Nous ne sommes pas restés longtemps à Belén car malheureusement, nous devions avancer dans notre périple. Cependant, si vous avez l’occasion de rester ne serait-ce quelques jours, il existe une balade à faire pour se rendre jusqu’au niveau de la Vierge de Belén, en haut d’une montagne. De là, vous avez un beau point de vue sur la vallée et le village.

 

 

 

La route 40, un tronçon de route incroyable !

Depuis Belén, nous avons fait un court trajet jusqu’à la Cienaga, à l’arrière d’un pick-up, cheveux aux vents à contempler les paysages de la Cordillère des Andes à la fois rocailleuse et enneigée au loin.

Laissés au milieu de nulle part, nous avons rapidement été pris par 2 couples de Français (Éliane, Stéphane, Jean-François et Françoise) qui voyageaient en Vans pendant 4 mois dans une bonne partie de l’Amérique Latine. Ils avaient fait venir leurs véhicules de France jusqu’à Valparaiso et comme nous, ils voyageaient dans le Chili, l’Argentine puis la Bolivie et le Pérou. Grâce à eux, nous avons continué notre périple sur la route 40, entre rivières asséchées, plaines désertiques, cactus géants et champs de vignes. Franchement, si vous êtes dans le coin, empruntez cette route car elle est splendide.

Grâce à eux, nous avons même pu découvrir une cave à vin, non loin de Cafayate : “Las Siete Vacas”. Il faut savoir que la région de Cafayate comme celle de Mendoza sont des lieux très reconnus pour le vin en Argentine. Concernant la dégustation de celui-ci, en tant que bon amateur de vin, ce n’était pas le meilleur de tous, mais comme dit l’adage : “Un verre de vin, ça ne se refuse pas“, n’est-ce pas Greg ?

bodega siete vacas bloup

 

 

 

Camper aux pieds des Ruines de Quilmes

À 60 km au sud de Cafayate sur la route 40, se trouvent les Ruines de Quilmes. En tant normal, il est difficile de s’y rendre et la plupart des touristes font un aller-retour en bus depuis Cafayate. Avec la chance de notre rencontre, nous avons pu camper aux pieds des Ruines de Quilmes et c’est certainement l’un des campements que nous avons préféré depuis le début de notre voyage. Surtout après la bonne partie de rigolade que nous avons eu à 6 autour de bonne knakies purée et vin délicieux (cette fois-ci). Le soir, il n’y a que VOUS et les cactus géants (qui deviennent encore plus majestueux avec le lever du soleil) et le point positif, c’est que vous êtes les premiers sur les les lieux pour visiter les Ruines de Quilmes (avant même les cars de Chinois et ça c’est un exploit !).

Bon, soyons honnête, il ne reste pas grand chose des vestiges du peuple Quilmes (nation des Diaguitas). Ne vous attendez pas à voir des maisons complètes mais belle et bien de simples ruines. Selon nous, le mieux est de s’y rendre avec un petit explicatif à l’avance pour connaître un peu l’histoire du lieu et s’en imprégner davantage. Il y a bel et bien un guide qui vous explique un peu tout ce qui s’est passé mais c’est très succinct.

En revanche, si comme nous, vous n’êtes pas très ruines, n’hésitez pas à vous rendre tout de même aux Ruines de Quilmes et à monter tout en haut de celles-ci. Une fois sur place, tout prend une autre forme et on s’imagine davantage l’étendue du pouvoir de cette civilisation et surtout la chance d’être roi et de bénéficier d’un balcon comme celui-ci. D’en haut, c’est un paysage désertique à la Lucky Luke qui nous fait face, avec des cactus géants à perte de vue. Incroyable, nous n’avions jamais vu encore ce genre de paysage et on reste des heures à contempler l’horizon.



Visiter les Ruines de Quilmes : situées à 60km au sud de Cafayate sur la route 40.
Prix : 35 pesos argentinos par personne + ce qu’on veut pour le guide (nous on a donné 20 pesos argentinos pour deux). Sachez qu’il est bien vu de prendre un guide même s’il ne sert pas à grand chose.
Camper aux Ruines de Quilmes : on peut camper devant et utiliser les WC en l’échange d’un petit quelque chose aux gardiens vivants ici. Pour exemple, nous avons donné 100 pesos argentinos pour 6.

 

 

 

Cafayate, la porte des Quebradas

cafayate argentine

Arrivés à Cafayate, il est temps de quitter nos nouvelles rencontres qui filent vers Tucumán (on se promet de se revoir plus loin dans le périple ou même en France). Par rapport au village de Belén, nous sommes un peu déçus car à Cafayate, on sent que le tourisme a déjà élu domicile. La jolie place est cette fois-ci entourée de restaurants pour touristes. Mais rapidement, on se laisse aller au calme ambiant car heureusement nous sommes en basse-saison (= fin avril. La haute saison étant : Janvier-Février) et comme pour beaucoup d’autres lieux à cette époque de l’année, le calme et le sourire des habitants est de retour. En plus, nous retrouvons des températures plus supportables (car nous ne sommes plus qu’à 1660 m d’altitude). Cafayate est finalement pour nous une ville pépère à l’architecture espagnole avec des rues quadrillées.

Sur place, il est possible de louer un vélo pour faire la route des Quebradas de las Conchas et en prendre plein la vue mais nous n’avons pas opté pour cette option car c’est assez cher pour ce que c’est.

Par contre, pour rejoindre Salta, nous avons longtemps hésité entre deux routes à prendre :
la route des “Quebradas de Las Conchas” : beaucoup plus souvent empruntée et plus directe
la route de “las Valles Calchaquíes” : l’ancienne route 40 moins empruntée, moins touristique et beaucoup plus jolie (car en plus des paysages elle traverse des petits villages blancs comme Angastaco ou Cachi) mais hélas bien moins rapide car elle doit bifurquer sur la route 33 pour rejoindre Salta. Et malheureusement…le temps presse pour nous.

Clairement, si vous avez du temps, choisissez la 2ème option et remontez doucement vers Salta en vous arrêtant dans ces petits villages authentiques également.



Dormir à Cafayate : “Cafayate Backpackers Hostel”, au 155 rue “Córdoba”.
Un peu à l’écart il est donc moins cher. Beaucoup de backpackers surtout Chiliens et Argentins.
Prix : dortoirs de 8 personnes, 100 pesos argentinos avec petit dej inclu. Chambre privée : 150 pesos argentinos par personne avec petit dej. Et camping : 60 pesos argentinos dans le fond d’un petit jardin très agréable. Par contre, il peut y avoir des soucis d’eau chaude et de wifi, et ça peut être un peu bruyant si les Latinos décident de faire la fête…
Manger pas cher à Cafayate : écartez-vous du centre ! Cherchez “Hormito” dans la rue “Rivadavia”.
Prix : 60 pesos argentinos les 12 empanadas ! Et quelques plats pas cher (ex: locro à 40 pesos argentinos).
Bus pour aller visiter le village de Angastaco : 60 pesos argentinos avec la compagnie Flechabus. Départ : 11h ou 21h.

 

Pour rejoindre Salta en stop depuis Cafayate c’est souvent la guerre car cette fois-ci, nous ne sommes pas les seuls à faire du stop. Voici notre plan d’attaque : premièrement, partir relativement tôt et s’éloigner le plus loin possible des habitations. Deuxièmement, accepter le premier stop qui arrive même s’il nous jette au milieu de nulle part entre les Quebradas de Las Conchas et sous le soleil. Et là, ce fut “BINGO” car, au milieu de rien on nous a pris en moins de 2 secondes. C’est Javier et Luciana, un couple d’Argentins en direction de l’Équateur, qui ont eu pitié de nous. On a bien sympathisé et ils nous on même arrêté à “la Garganta del Diablo” et à “l’Anfiteatro” pour qu’on prenne des photos de ces lieux improbables formées dans les Quebradas.

anfiteatro salta

 

Nous nous sommes quittés à Salta après avoir passé leur contrôle technique ensemble. Pas commun ! Voilà que notre mission auto-stop dans le Nord de l’Argentine s’achève. On passe en autre mode de voyage puisqu’on s’apprête à rejoindre Xavier et Nina (nos deux potos Belges) pour louer une voiture dans les environs de Salta. Il parait que ça a de la gueule ?

 

INFORMATIONS PRATIQUES :


SE RENDRE À SALTA DEPUIS CAFAYATE

En bus : 180 pesos argentinos avec Flechabus. (Heures de départ : 8h, 10h30, 13h30, 16h ou 19h30). Durée : 4h de trajet.

En stop : c’est l’option que nous avons choisie et nous en sommes ravis. Nous avons été pris très rapidement. le mieux à faire est de se mettre le plus loin possible sur la route en direction de Salta et d’accepter n’importe quel stop même s’il ne va pas directement jusque là-bas. La route entre Cafayate et Salta étant désertique, on vous prendra plus rapidement si vous êtes au milieu de nulle part plutôt que si vous êtes proches d’habitations (ou pire, non loin d’autre auto-stoppeurs). C’est du vécu !


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