Fais ton sac !

Que faire de son job ?

5 juillet 2015
illustration travail voyage

Salarié, que faire de votre job ?

Démissionner est-ce raisonnable ?

Qui n’a jamais rêvé d’aller voir son employeur pour lui annoncer de la manière la plus folle possible son départ ? J’ai presque envie d’écrire tout simplement de prendre ses couilles euhhh son courage à deux mains et de faire le célèbre « au revoir président » de la pub pour le Loto. Tiens, vous trouverez ici les démissions les plus folles pour vous donner quelques idées ;)

Oulah stop ! Un peu de sagesse vous devez acquérir avant votre périple. Il y a peut-être un autre moyen que la démission ?

Démissionner pour faire le tour du monde est une épreuve importante que vous devrez affronter pour atteindre votre rêve si et seulement si vous n’avez pas d’autre choix.

Si vous avez prévu de partir faire le tour du monde c’est bien pour quelque chose non ? Vous y avez réfléchi, ça vous a traversé l’esprit. Pourquoi ? Un rêve ? Un but ? Foncez ! Ne passez pas à côté de vos rêves, ne regrettez rien. Mais le mieux reste tout de même d’opter pour d’autres solutions plus sages dirons-nous…

 

Le choix du roi : la Rupture conventionnelle

Si vous êtes en CDI et que cela fait au moins 1 (un) an que vous travaillez alors vous pouvez envisager la rupture conventionnelle.

La rupture conventionnelle est une alternative intéressante à la démission pour partir faire votre tour du monde car elle vous permet de bénéficier de vos droits au chômage ainsi qu’à des indemnités de rupture conventionnelle. Vous bénéficiez des mêmes droits que lors d’un licenciement classique à la différence près, c’est que normalement vous partez sur une bonne entente et donc vous avez peut-être la possibilité de partir avec une somme supplémentaire selon la volonté de votre patron. Donc oui, partir faire le Tour du Monde nécessite un bon comportement dans votre ancien job : être cordial, jovial et sympathique peut parfois vous promettre un futur remerciement financier ! Prenez-le un peu comme un contrôle continu lors de vos études et vous verrez ça marchera !

 

Calcul des indemnités de rupture conventionnelle

Le calcul suivant est le calcul minimal convenu dans le code du travail. Pensez à vérifier dans votre convention collective si le calcul n’est pas différent (donc plus avantageux)

Le calcul des indemnités de rupture conventionnelle est le même que celui d’un licenciement :

(1 / 5 * Salaire mensuel Brut) * Nombre d’année d’ancienneté

Par exemple si cela fait 4 ans que vous travaillez dans votre société et que votre salaire mensuel brut est de 2300€, le calcul est le suivant :

(1 / 5 * 2300) * 4 = 1840€

À cela vous devez ajouter l’indemnité compensatrice de congés payés si au moment de votre départ il vous restait des jours de congés non pris.

 

Les jours de carence

Attention Pôle Emploi vous attribue des jours de carence à l’issue de votre rupture conventionnelle. En gros vous ne serez pas payé le lendemain de votre inscription ! Un différé est appliqué en fonction de votre indemnité perçue. Le calcul est effectué en fonction de vos congés payés et de l’indemnité compensatrice perçue.

Ce que vous devez savoir avant de partir, c’est que lorsque vous gèlerez vos droits (CF plus bas dans la page) chez pôle emploi, ce délai de carence sera reporté à la réouverture. Par exemple si vous avez 3 mois de carences, à votre retour ces 3 mois seront appliqués !

Je ne vais pas vous détailler le calcul du délai de carence de pôle emploi car vous le trouverez facilement un peu partout sur internet.

 

Congé sabbatique ou congé sans solde

Le congé sabbatique permet de prendre un congé d’une durée de 6 (six) à 11 (onze) mois dans le but de réaliser un projet personnel.

Personnellement, je ne voulais pas faire un congé sabbatique pour ne pas avoir de barrière psychologique pendant mon voyage. Je voulais me sentir libre et ne pas sentir cette « deadline » que nous sentons chaque dimanche de notre vie quand on pense à la journée du lendemain !

De plus, nous avons voulu laisser une part de hasard dans nos vies et laisser le destin nous ouvrir d’éventuelles portes pour la suite de nos vies. Mais au contraire si vous savez que le job que vous faites est LE job de vos rêves mais que vous avez simplement envie de faire une parenthèse dans votre vie, le congé sabbatique (s’il vous est accepté) est LA bonne solution car vous êtes certain de retrouver un emploi à votre retour.

Les conditions pour obtenir un congé sabbatique

Tout le monde ne peut pas demander un congé sabbatique comme cela, à moins d’être très proche avec votre patron et encore… Non en réalité vous avez tout de même certaines conditions à remplir :

  • Avoir 36 mois d’ancienneté (consécutifs ou non) dans votre société.
  • Avoir travaillé pendant 6 années consécutives ou non sans avoir bénéficié d’un congé sabbatique, d’un congé formation ou d’un congé de création d’entreprise d’au moins 6 mois.
  • La demande doit être faite au moins 3 mois avant votre départ par le biais d’une lettre recommandée avec accusé de réception. Eh oui mieux vaut être prudent !
  • Votre employeur devra lui aussi vous donner sa réponse par le même procédé. Si vous n’avez pas reçu de réponse sous 30 jours, cela signifie que c’est accepté.

Le congé sabbatique vous permet de retrouver votre travail dès votre retour ou un travail équivalent avec un salaire équivalent. Attention cependant, si vous êtes amenés à vouloir revenir avant la date indiquée, il vous faudra vous entretenir avec votre cher patron car ce n’est normalement pas autorisé dans les lois.

Pendant votre absence, notez bien que vous n’accumulerez pas d’ancienneté ni de congés payés. Ça serait trop beau !

Le congé sans solde

À la différence du congé sabbatique, les congés sans solde ne requièrent aucune condition et ils ne sont pas limités dans le temps. Ils sont acceptés selon le bon vouloir de votre société et peuvent durer un an si la société est d’accord. Bon, clairement cela semble un peu irréalisable, mais il est important de le savoir car c’est une option à ne pas négliger si vous en avez les possibilités.

 

Et vous, quel sera votre choix ? Comment vous vous y êtes pris ?

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2 Commentaires

  • Répondre Aurélie 22 octobre 2016 à 16 h 09 min

    Et vous alors, qu’avez-vous fait ? ;-)

    Ici ça a été à chaque fois congé sans solde pour mon conjoint (dans des entreprises différentes), comme quoi ça vaut le coup de demander… et pour moi, arrêt d’études la première fois puis fin de contrat la deuxième.

    • Répondre Les Bloup Trotters 31 octobre 2016 à 19 h 35 min

      Coucou Aurélie,

      De notre côté, nous avons tous les deux obtenu une rupture conventionnelle. Cela signifie donc que nous avons quitté nos deux jobs pour partir faire le tour du monde. C’est certes risqué pour le « retour » mais en même temps, si on ne prend pas de risque dans la vie.. on n’avance pas.
      Greg était en freelance en parallèle et j’ai ouvert mon freelance aussi juste avant de partir pour pouvoir continuer à travailler à distance :) Pratique !

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