Pérou

De Huancavelica à Huaytara, le Pérou authentique

1 août 2016
laguna choclococha perou

Après notre étrange expérience dans la ville de Ayacucho et le coquet village de Quinua, nous continuons notre escapade péruvienne en dehors des sentiers battus à la recherche du Pérou authentique. 2ème étape : on met les voiles vers Huancavelica, un village perdu au milieu d’une vallée. À partir de là, notre regard sur le Pérou change complètement, c’est fou comme ils sont gentils par ici ! Un vrai coup de coeur ! On poursuit notre périple en stop (on vous donne quelques infos là-dessus par la suite), en empruntant « La route des miroirs » qui traverse des paysages incroyables, dont le « Lac Choclococha » perché à 4605 mètres D’altitude. Personne à l’horizon, juste nous, Dame-Nature, des micro villages (Santa Ines et Pilpichaca) et une folle rencontre avec des alpagas (on vous en dit plus, un peu plus bas. Héhé).
Enfin, on termine notre « route de la gentillesse » (on l’a baptisée ainsi), par le paisible village de Huaytara où l’on y restera 4 jours pour bosser un peu avant de rejoindre Lima, la capitale du Pérou. Ça fait du bien de poser bagage, on se croit presque chez nous :).

Tout au long de notre route, les locaux comme les voyageurs ne comprennent pas vraiment pourquoi on se dirige par là-bas ?. « C’est-ti qu’il n’y a pas grand chose à faire dans ce coin là. Aucun touriste en vu !« . (On imagine un accent du terroir péruvien). Et bien justement c’est tout à fait ce que l’on recherche ! Se retrouver seuls avec les locaux et vivre en leur compagnie dans des lieux encore vierge de tourisme ». BINGO ! On a enfin trouvé notre petit paradis péruvien. On vous file le tuyau ?

 

 

 

Huancavelica et ses habitants ultra gentils

On arrive à Huancavelica vers 3h du matin par un bus de nuit depuis Ayacucho (voir les infos pratiques). Vu l’heure, forcément il n’y a pas grand chose d’ouvert. Heureusement, d’autres voyageurs dans notre bus avaient réservé un hôtel la veille en indiquant leur heure de venue (voir infos grisée ci-après). Ouf, nous ne dormirons pas dehors. Un conseil, si vous arrivez par le bus de nuit, n’y allez pas à l’arrache comme nous, réservez à l’avance pour être sûr d’avoir un lieu pour dormir car ça caille dehors !



Dormir à Huancavelica : « Hostal La Portada » au 251 rue « Toledo ».
Petit hôtel avec une cour intérieure. Attention par contre il fait plutôt frais dans les chambres la nuit.
Prix : 50 soles pour une chambre double avec salle de bain privée.

Dès le lendemain, on prend conscience du lieu qui nous entoure. Huancavelica est un village tout en longueur au coeur d’une vallée, entourée de grande montagne où l’on peut faire quelques randonnées sympathiques. En marchant dans cette ville, on rencontre des petites placettes avec de vieilles églises. Des étals de produits locaux tenus par des mamas en habits traditionnels remplissent certains trottoirs. Elles ne cessent de nous faire de grands sourires. Ici, rien à voir avec Ayacucho, on est accueilli comme des amis. Tout le monde nous souhaite la bienvenue et n’ont qu’un but en nous voyant : nous taper la discute. On sent qu’il y a peu de touriste dans le coin et ça fait du bien. Les habitants de Huancavelica sont juste adorables. Une vraie ville de Bisounours quoi !

En nous rendant à l’office du tourisme, on s’est fait copain avec le gérant et il nous a fait un « condensé » (d’une heure) de toutes les balades à faire dans le coin. Car OUI à Huancavelica si vous aimez marcher vous êtes bien tombé. Par manque de temps, nous n’avons pu en faire qu’une seule (vers le village fantôme de Santa Barbara) mais si vous n’êtes pas pressés n’hésitez pas à faire les autres car elles semblent plutôt bien sympathiques.

 

 

À la recherche du mystérieux village fantôme de Santa Barbara

Fatigués par notre courte nuit de la veille, nous avons eu du mal à nous motiver pour se lancer dans une balade dans les montagnes. C’est là qu’on prend conscience de l’avantage d’être deux : il y en a toujours un pour motiver l’autre. Et HEUREUSEMENT, car cette petite rando nous a vraiment bien plu. Bon, soyons honnêtes, elle a duré plus de temps que prévu car clairement les sentiers ne sont pas banalisés et c’est un peu au petit bonheur la chance que l’on a pu trouver le village de Santa Barbara. On a noté vaguement notre parcours pour vous aider un peu (voir info grisée ci-après) mais si vous croisez des locaux dans la montagne, croyez-nous : ils seront vos amis !

On commence la rando directement depuis le village et monte progressivement dans le montagne en empruntant un escalier pavé qui disparait d’un seul coup sans prévenir. Le mec de l’office de tourisme nous avait pourtant dit que c’était bien banalisé ! Mes fesses oui ! Tant pis, ça met un peu plus de piment dans l’ascension. Un conseil : pour arriver à bon port, continuez à monter toujours tout droit autant que possible. Par contre, pensez à vous retourner quelques fois, car d’ici on a une vue magnifique sur Huancavelica. Rien que pour ça, cette rando mérite le détour. Dans la montagne nous sommes seuls au monde, à part des chiens qui défendent leur territoire (faites un peu gaffe tout de même). On découvre quelques maisons perdues ça et là et des ruines jusqu’à atteindre une route en terre, en haut de la montagne. Nous y sommes arrivés !

Euuuh non pas encore, car vu les chemins qui partent dans tous les sens, pour trouver le village fantôme de Santa Barbara ça risque de se compliquer un poil. Heureusement pour nous, un mec se trouvait dans les parages au milieu de nulle part et nous a indiqué le chemin qui descend pour rejoindre Santa Barbara (voir infos grisée). Autrefois, Santa Barbara servait de refuge pour les travailleurs des mines de mercure. Aujourd’hui il est laissé à l’abandon et il a été repris par un troupeau d’alpagas.
En vrai, il est possible de se rendre à Santa Barbara en voiture depuis Huancavelica (moyennant quelques piécettes de taxi) mais il n’y a rien à voir comparé au plaisir de s’y rendre par soi-même. Après cette rando « remake » de la « Petite Maison dans la Prairie », la découverte de l’ambiance mystique de Santa Barbara et de son église toujours debout, nous a fait son petit effet. On a même pu s’amuser à faire les mêmes mimiques que les alpagas. Et ça, croyez-nous c’est pas facile !



Se rendre à Santa Barbara à pied depuis Huancavelica :
Empruntez le chemin en escalier depuis le bas de la ville, qui monte vers la montagne, appelé « Prolongación Sebastian Barranca », puis continuez sur ces marches jusqu’à ce qu’elles disparaissent. Par la suite montez toujours tout droit puis légèrement sur la droite pour arriver au sommet de la montagne (vous devriez voir des genres de grandes antennes sur un sommet sur votre droite). Vous venez d’atteindre le « Mirador de Huancavelica » sur une route en terre. Depuis le haut de la montagne, lorsque Huancavelica est dans votre dos, prenez la route en terre qui descend sur la gauche de l’autre versant et suivez le panneau « Santa Barbara ». On a récupéré les données GPS : Latitude : -12.809718 | Longitude : -74.975124.

Comme il ne nous reste que peu de temps avant la date fatidique de notre avion à Lima, on doit continuer notre périple et quitter Huancavelica à grand regret. Pour mettre un peu de piment dans la suite de l’aventure, on décide d’une ville au hasard sur la carte et on verra bien ce qui se passera par la suite. Santa Ines nous voilà !!!!

INFORMATIONS PRATIQUES :


ARRIVER À HUANCAVELICA DEPUIS AYACUCHO :
– Bus pour se rendre à Huancavelica depuis Ayacucho :
Depuis Ayacucho, vous avez plusieurs compagnies qui passent par Huancavelica. Souvent, ils ont pour terminus « Huancayo ».
Dans notre cas, nous avons choisi la compagnie « Expresso Molina Union ». Vous pouvez la trouver soit directement au « terminal des bus Terrestre » de Ayacucho ou au 457 de la rue « 9 de Diciembre ».
Attention : mieux vaut prendre ses billets un jour en avance pour être sûr qu’il en reste.
Prix : 30 soles par personne mais vous pouvez l’avoir à 25 soles (on pense qu’on s’est fait un peu avoir comme des bleus). Par contre, pour 30 soles, vous avez une couverture et un petit encas pour le voyage. Grand luxe pour nous !
Départ : 21h. Il n’y en a que un le soir.
Durée : 6h (oui vous arriverez bien à 3h du matin à Huancavelica donc mieux vaut penser à réserver un hôtel à l’avance pour cette fois-ci…).

SE RENDRE À SANTE INÈS DEPUIS HUANCAVELICA :
Vous avez plusieurs options pour vous y rendre :
– La moins chère reste les colectivo ou mini-van qui partent vers 4h du matin précisément. Prix : entre 15 et 17 soles par personne.
– Comme nous ne voulions pas être aussi matinal, nous avons préféré opter pour l’option « taxi-collectif ». Il suffit de vous rendre dans la rue « Celestino Manchego Muñoz », en face de la « Iglesia de Santa Ana » et de demander Santa Inès. La voiture ne partira que lorsqu’elle sera pleine. (Juste pour que ça soit clair : on a attendu 1h en tout…). Prix : 20 soles par personne.
Durée : 1h30.


 

 

 

Santa Inès et le Lac Choclococha

Il y a plusieurs options pour se rendre à Santa Inès depuis Huancavelica mais on a opté pour la plus simple (voir infos pratiques dans le paragraphe sur Huancavelica ci-dessus) : une sorte de taxi-collectif qui part à l’heure que vous souhaitez.

Dans les parages, vous êtes obligés de réaliser deux choses :
– N°1 : prendre la route de Huancavelica à Santa Inès au moins une fois dans votre vie. Dans notre voiture, on nous explique qu’on l’a surnomme « La ruta de los espejos » (= la route des miroirs), grâce aux nombreux lacs que l’on rencontre au fil des virages dans la montagne. Poétique non ? Leur couleur sombre reflète parfaitement les paysages dignes de l’altiplano qui nous entoure. On n’a pas peur de le dire : selon nous ce paysage lunaire arrive ex-aequo avec le Machu Picchu voire même plus ! À bon entendeur…
– N°2 : atteindre la Laguna Choclococha. Un lac méconnu, perché sur les hauteurs de l’altiplano péruvien. Petit à petit lorsque notre engin arrive à hauteur du fameux Lac Choclococha. On se surprend à faire la bouche de « The Mask » (vous savez lorsque Cameron Diaz entre en scène ? : https://youtu.be/Mon1FUXnGCo). Des mensurations au top : 16 190 km2, 138 million de m3 et 4605 mètres d’altitude. Belle bête ! Jugez-en par les photos…

On nous lâche comme prévu à Santa Inès qui n’a rien à voir avec ce qu’on aurait imaginé : quelques maisons perdues dans la plaine de l’altiplano péruvien balayée par les vents. Ce n’est pas le village le plus charmant du Pérou mais encore une fois les habitants sont adorables. Greg se fait pote avec un groupe de bourrés qui n’ont qu’une envie : se prendre en photo avec lui. Pour info il n’est que 13h de l’aprem… Pendant ce temps, je fais la causette avec David et Paul, deux petits enfants qui souhaitent nous servir de guide pour trouver une auberge pour la nuit. Enfin, on fait la connaissance de Eudecia, la « china » d’ici (c’est à dire celle qui tient la petite épicerie du village) qui nous conseille de dormir plutôt à Pilpichaca, un village qui possède soi-disant plus d’auberges. Comme nous souhaitons d’abord nous rendre au Lac Choclococha, elle nous propose de garder nos sacs gratuitement le temps de notre balade et nous indique le chemin à prendre. Si vous faites un arrêt à Santa Inès, elle prendra plaisir à vous aider également. Cette dame a le coeur sur la main.

INFORMATIONS PRATIQUES :


ATTENTION AU MAL D’ALTITUDE !!!
Sachez par contre que si vous restez dans les parages, vous côtoyez de hauts sommets et vous risquez de connaître le fameux mal d’altitude qui peut être extrêmement dangereux. Il y a certaines règles à respecter pour votre petit corps d’Occidentaux qui n’est certainement pas habitué à ce genre d’altitude. Heureusement, nous n’avons rien eu ce jour là car nous étions un peu habitués depuis le temps. Par contre, à la suite d’une mésaventure en Chine, nous nous étions bien renseignés pour ne pas faire les idiots la prochaine fois…

Voici un article qui peut vous aider :
Faut pas déconner avec le mal d’altitude ! 


Comme convenu, on fait notre pause-dèj face au Lac Choclococha. Grandiosité, immensité, beauté… BREF : il nous en met plein la vue.
Une fois de plus, c’est là où l’on s’y attend le moins que la beauté des lieux et des gens intervient. Notre « Tatie » Eudecia, arrête une voiture de force en l’obligeant à nous prendre pour nous rendre à Pilpichaca. Nous sommes 6 dans la voiture, tout va bien, surtout que l’un d’eux vient de vomir son repas sur la portière…
De notre côté, on s’en fou, on a la patate car on vient de faire notre premier « stop péruvien ». Ohh yeaaaahh !

 

"La minute culture" :

FAIRE DU STOP AU PÉROU :
Sachez par contre que si vous faites du stop au Pérou, il vous faudra payer votre « course » au conducteur. Comme c’est le cas en Bolivie aussi. C’est comme ça, ici même les locaux font du stop entre eux mais tout le monde paye une petite somme. Renseignez-vous au préalable auprès des locaux combien vaut le trajet afin de ne pas vous faire berner juste parce que vous êtes des étrangers.

 

INFORMATIONS PRATIQUES :


SE RENDRE À PILPICHACA DEPUIS SANTA INÈS :
Nous l’avons fait en stop. Nous l’avons eu à 7 soles par personne mais normalement les locaux le payent à 5 soles par personne. Essayez de descendre jusqu’à 5 soles si vous pouvez…
Durée : 30 minutes environ.

 

 

 

Pilpichaca et notre rencontre avec un élevage d’alpagas

Pilpichaca n’est pas une destination pour séjour à long terme… Il possède tout de même une certaine beauté avec ses montagnes en fond mais il s’agit d’un simple village de passage pour faire une courte halte au bout du monde. Cependant, quoiqu’il arrive ce petit village restera dans notre coeur pour une simple question d’expérience humaine

La voiture vomito vient de nous lâcher à l’extrémité de Pilpichaca, devant la soi-disante auberge qui pourrait nous accueillir pour dormir. Pilpichaca ressemble beaucoup à Santa Inès mais en plus grand. On pousse les portes de cette « auberge » qui s’avère être finalement une « Ferme Éco-Technologique » appartenant à une entreprise coréenne. Comme c’est l’hiver au Pérou, elle est bien évidement fermée et seule Ludi et son fils Jean-Paul résident ici en tant que gardien (des Péruviens). Après une petite séance de négociation, Ludi fini par accepter que l’on dorme dans l’un des bungallows (qui n’est normalement pas ouvert au public). Le prix est assez cher mais en vue de l’expérience humaine que l’on va vivre par la suite, on s’en sort pas trop mal… De toute façon, nous n’avons pas le choix car il fait bien trop froid dehors pour planter la tente…

Ludi et Jean-Paul (prononcez « Yen Paul » en espagnol), nous expliquent le principe de la ferme. C’est un condensé de micro-technologie écologiques : petites éoliennes, panneau solaire, et multi-culture à petite échelle. En plus de l’aspect écologique, la ferme fait aussi office d’élevage d’alpagas. Avez-vous déjà essayé de caresser un alpaga ? C’est quasi impossible, ils ont limite peur de leur ombre. Ludi attrape un bébé alpaga pour que l’on puisse le toucher. C’est fou comme c’est doux. Greg est tout content car il aura l’honneur de le porter pour le remettre dans son enclôt. Par la suite, elle nous montrera les différentes étapes pour faire de la laine d’alpaga. On passe d’atelier en atelier dans la joie et la bonne humeur. C’est un peu comme du woofing improvisé en fait ! Pour finir, Ludi et « Yen-Paul », nous proposent de voir un élevage de « Cuy ». Nous sommes ravis et curieux à la fois car nous n’en n’avons vu qu’au menu de certains restos. Il y en a des dizaines qui couinent dans tous les sens. Les pauvres bêtes, heureusement qu’ils ne savent pas que leur fin est proche…

 

"La minute culture" :

QU’EST-CE QU’UN « CUY » ?
Le « Cuy » est en fait un cochon d’Inde. Au Pérou, comme en Bolivie, vous risquez de croiser beaucoup ce nom sans jamais en voir sa couleur. À moins qu’il ne soit « cramé » dans dans votre assiette… Car oui, dans ces régions d’Amérique Latine, le cochon d’Inde est un animal qui se mange. Et qui est d’ailleurs très prisé. Par chance, nous avons vu un élevage de « Cuy » vivants avant qu’ils ne passent à la trappe. Nous n’avons pas eu l’occasion d’y goûter mais pour les locaux c’est un plat très savoureux et d’ailleurs un peu plus cher.
Et pour l’heure, voici un petit spot publicitaire fait par nos braves cousins Québécois sur les « Cuy ». On vous laisse le découvrir, si ce n’est déjà fait… https://youtu.be/ZLdSF0hnmcQ.

 

Un peu KO, il est temps pour nous d’aller nous pieuter… une chose est sûre, nous avons passé une excellente après-midi… de partage.
Si vous êtes dans le coin (même si vous ne pouvez pas y dormir), vous pourrez peut-être demander à Ludi qu’elle vous explique tout ça. C’est une bien jolie rencontre qui aime la vie.



Ferme eco-technologique : au bout du village en arrivant de Santa Inès.
Prix : 30 soles par personne la nuit. (Elle voulait 40 soles par personne mais on a négocié plus bas car c’était bien trop cher). Franchement, si l’on n’avait pas eu toute l’expérience humaine que nous avons eu avec Ludi et Jean-Paul, nous aurions trouvé que 30 soles par personne est extrêmement cher pour le lieu perdu au milieu de nulle part.
Par contre, sachez que normalement ce lieu n’est pas accessible au public. Suivant les saisons, il se peut que le lieu soit complet et rempli de Coréens, donc totalement inaccessible.

Le lendemain de bonne heure, on se remet en mode stop dans le but d’atteindre un autre village authentique, le dernier de notre épopée « en dehors des sentiers battus péruviens » : Huaytara. Pour cela on se rend dans un premier temps jusqu’à Rumichaca où nous avons plus de chance d’être pris par la suite. De là, deux camionneurs Ruben et Freddy accompagnés par « Ted », leur ours en peluche, nous prennent en stop pour faire le trajet jusqu’à Huaytara. Nous n’avons jamais autant ri que cela pendant un stop et le trajet passe à une allure folle…

 

INFORMATIONS PRATIQUES :


SE RENDRE À HUAYTARA DEPUIS PILPICHACA :
Pour se rendre à Huaytara depuis Pilpichaca, il faut d’abord vous rendre en stop jusqu’à Rumichaca. De là, vous pourrez prendre un autre stop jusqu’à Huaytara. Surtout si vous visez des camionneurs car ils vont souvent en direction de Pisco, voire même de Lima.
Pour info, nous avons payé 2 soles par personne pour aller jusqu’à Rumichaca, puis 10 soles par personne pour nous rendre jusqu’à Huaytara.

 

 

 

Huaytara et son village paisible perché sur une colline

Haytara pourrait être assimilé à un de ces plus beaux villages de France. Vous savez ces villages qui ont une certaine architecture, une pont ancien ou tout simplement un attrait naturellement charmant ? Mais qui après deux heures de visite restent finalement des villages calmes et paisibles avant tout… vous voyez ? Et bien Huaytara c’est ça ! En arrivant depuis Rumichaca, on aperçoit le village en contrebas, perché sur sa colline avec son église « San Juan Bautista » en évidence. Ça sent le village charmant à plein nez. Placette au centre, église perchée, Mirador sur une vallée verdoyante. STOP, on ne vous en dit pas plus, si vous vous êtes dans le coin, il mérite d’y tâter son atmosphère.

Comme il nous reste encore du temps pour atteindre Lima et que nous avons un peu de retard dans nos écrits, c’est décidé on pose bagage ici. À l’origine prévu pour 2 jours, on y reste finalement 4 jours au total car on s’y sent bien. Nous avons atterri dans un hôtel de charme (voir info grisée) limite grand luxe à nos yeux et vraiment pas cher en plus ! LE combo parfait quoi ! Il comprend une immense chambre, une table pour travailler au soleil, une vue sur l’église et la nature au loin et un wifi. Sans oublier la présence d’une petite vigogne apprivoisée : notre nouvelle copine :).



Dormir à Huaytara : Hotel Turistico, « El Tambo de Huaytara » : à l’entrée du village.
Prix : chambre simple : 30 soles ; chambre double : 60 soles et chambre matrimoniale : 50 soles. Chambre super grande avec douche tiède-chaude, vue sur l’église et wifi. On vous le répète : l’affaire du siècle !

Tous les jours, on fait nos courses dans les petites épiceries du village pour faire notre pic-nic journalier au soleil. Ils finissent par nous connaitre et nous font de grand sourire à notre venue. En remontant vers notre hôtel, on n’oublie pas de passer par la crémerie « San Flor » qui fait ses propres produits laitiers dont le fameux Manjar Blanco à tomber par terre (il a un goût de lait Nestlé, berlingot)… notre addiction gourmande de Huaytara (d’ailleurs n’hésitez pas à nous en envoyer un par la poste si vous y passez, pleaaase !!!!!).



Crèmerie « Sant Flor » : au début de la rue « Astohuaraca 1ra cuadra ».
Cette crémerie fabrique ici, à Huaytara, tous ses produits laitiers : Manjar Blanco, fromage, alfajores, beurre et yaourt. Les yaourts à la coco et au durazno sont vraiment bon. Par contre celui à la fraise un peu moins. Prix : 3 soles les 500 ml.

Le soir, on va diner dans un resto local autour de la place (en arrivant sur la place, il se trouve dans l’escalier qui descend à droite) qui sert des plats plus que généreux (chaufa, tallarines, caldo de gallina, lomo saltado etc…) pour 8 soles seulement. Les grands morphalous sont prévenus.

BREF, vous l’avez compris, Huaytara c’est un peu notre chez nous péruvien…

Notre avion de Lima vers Sao Paulo est dans 2 jours, nous n’avons plus le choix, il faut partir de Huaytara. Avec une petite larme à l’oeil on dit au revoir à notre vigogne préférée et on enchaine un mini-van jusqu’à Pisco (qui soit dit en passant, ne mérite pas du tout le détour…) suivi par un bus local jusqu’à Lima. Changement d’air, changement d’atmosphère… à nous la capitale péruvienne.

 

INFORMATIONS PRATIQUES :


SE RENDRE À LIMA DEPUIS HUAYTARA :
Se rendre à Pisco depuis Huaytara :
Il faut se rendre à la station de bus « terrestre ». Impossible de la louper vu la taille du village !
De là partent chaque jours des mini-van. Demandez tout de même un jour avant pour connaître les horaires. Pour exemple, nous sommes partis à 10h lorsque le mini-van était plein.
Prix : 15 soles par personne. Durée : 1h30

Se rendre à Lima depuis Pisco :
Il existe plusieurs compagnies de bus pour se rendre à Lima depuis Pisco. On nous a déposé dans une compagnie locale vraiment pas chère : la compagnie « Soyuz ».
Il y a des bus toutes la journée et nous avons pris celui de 12h.
Prix : 17 soles par personne.
Durée : 4h
Pour info, le bus arrive à la station de bus « Mexico » à Lima.


 

 

 

À Lima on est dans le brouillard…

lima brouillard perou

À nous la capitale péruvienne.. mouais, on s’en serait bien passé ! On l’avait lu quelque part, Lima l’hiver c’est moche et tout gris. Et bien figurez-vous que c’est VRAI ! Ça peut sembler incroyable mais du matin au soir, Lima est plongé dans la grisaille avec un toit blanc-gris propice à la pluie. Photo à l’appui ! Malgré notre plus grande conviction, nous avons tenté de mettre les pieds dehors pour visiter Lima mais rattrapés par la morosité ambiante de la ville, nous sommes rapidement retourner dans notre auberge-caverne. Ce n’est clairement pas notre capitale préférée…

Pour faire passer le temps, nous avons décidé de bosser un peu dans la salle commune de notre auberge de jeunesse. Par chance, un projecteur diffusait le match d’ouverture de l’Euro 2016 ! Avec une bière en prime, il y en avait au moins un qui était content !

Heureusement, notre virée dans la capitale péruvienne a été chamboulée d’une minute à l’autre lorsque nous avons appris que Ilona et Richard étaient dans le coin (vous savez, ce sont les Suisses qu’on avait rencontré à Ayacucho ?). Nous avions donc rendez-vous avec eux pour une soirée tranquille étant donné que nous prenions notre avion pour Sao Paulo le lendemain à 8h30 du matin.
Mais la réalité en fut tout autre :
le 1er round commence par un repas libanais délicieux avec des papotages amicaux ;
le 2ème round s’ensuit par l’élection d’un bar intimiste dans une rue perdue, où l’on assiste par hasard à un concert de jazz sympathique autour d’une bouteille de Pisco ; Le bar en question se nomme « Taberna Bar Delfus » (587 « Calle San Martin, Miraflores 15074). Si vous êtes à Lima, il fait souvent des sessions de jazz et son ambiance calfeutré et intime est vraiment chouette. Voici son Facebook : https://www.facebook.com/delfustabernabar.

Pour vous mettre dans l’ambiance, j’avais encore toute ma tête en début de soirée pour vous enregistrer un bout du concert :


le 3ème round commence dans un bar-boite, à danser avec des péruviennes sur des musiques locales… suivi par un au-revoir à nos amis Suisses (en se promettant de se revoir un de ces jours) et se termine dans notre auberge de jeunesse à 4h du matin. Pour un réveil prévu à 5…

 

Réveillés par la lumière du jour (à 5h du matin c’est tout de même étrange), on se rend compte qu’il est en fait 8h du mat et que notre avion décolle donc dans 30 minutes. Petite dédicace à la fille du lit d’en-dessous qui a arrêté notre réveil pendant la nuit. merci ! BILAN : on va louper notre avion ! Il nous reste 30 minutes pour arriver à l’aéroport… On tente le tout pour le tout en chopant un taxi en vitesse. On court dans l’aéroport et arrive 10 minutes en retard… Bravo : on vient de louper notre avion à cause d’une cuite au Pisco !
Par chance inouïe et certainement par pitié de nos têtes un peu dans le brouillard, les hôtesses parviennent à nous placer dans un autre vol pour Sao Paulo (au Brésil)… Nous n’en revenons pas ! Et pour couronner le tout, comme ce nouveau vol est retardé on a droit à un déjeuner gratuit ! La bonne étoile du Pisco est avec nous on dirait…

Il est temps de dire au revoir au Pérou, malgré un début de voyage mitigé (problème de santé à Cuzco et tourisme de masse), nous avons fini par aimer à sa juste valeur les habitants et paysages de ce pays (surtout ces dernières semaines dans les villages de Huancavelica, Santa Inès, Pilpichaca et Huaytara). Si vous pouvez y faire un tour, on vous le conseille fortement. C’est certain, il nous reste encore bien des choses à y découvrir et nous le quittons donc sur une promesse : y retourner un jour…

 

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6 Commentaires

  • Répondre Laure 1 août 2016 à 20 h 06 min

    Enfin je lis ce périple qui avait piqué ma curiosité sur Instagram! Malheureusement je n’ai pas réussi à convaincre l’homme de se diriger vers ce coin du Pérou. Nous avons donc pris la route de la côte et demain nous partons pour Arequipa. Pour nous qui, pour l’instant avons fait tout le contraire de vous, je ne peux que vous conseiller de revenir au Pérou et d’y faire le nord : peu de touriste, sites archéologiques et historiques et des paysages fabuleux notamment à Huaraz que nous avons adoré (on est resté 10 jours !). Apres un mois on se dirige vers les endroits plus touristiques du sud, j’ai hâte mais j’ai un peu peur à la fois !
    La bise les voyageurs

    • Répondre Les Bloup Trotters 1 août 2016 à 21 h 27 min

      Hey salut à vous deux !

      On est super contents de vous lire et de savoir que vous avez adoré le Pérou. C’est dommage pour l’intérieur du Pérou car nous avons vraiment apprécié cette région sans aucun touriste à l’horizon. J’espère que la côte vous a plu (car de notre côté nous avons fait un bref arrêt à Pisco pour prendre un bus et on avoue que nous n’avons pas trop apprécié…).

      En revanche, on nous a dit beaucoup de bien de Huaraz et de la région dans son ensemble et c’est avec regret que nous avons dû faire une croix dessus car nous ne voulions pas la bâcler.. Du coup ce sera pour une prochaine fois.. On tentera pourquoi pas d’attérir à Lima et de remonter dans le nord du Pérou, puis d’aller en Équateur et aussi en Colombie :) ce que vous avez fait dans le sens inverse quoi ;) héhé

      En effet, le sud du Pérou est beaucoup plus touristique mais il est également très beau. Il faut juste y aller en sachant que vous ne serez pas tout seul et ça va « mieux » se passer ;)

      Vous nous tiendrez au courant de vos impressions ?

      La bise à tous les deux !!!

  • Répondre Renaud SLEZAK 7 novembre 2016 à 13 h 45 min

    Encore un article qui me happe dés les premières lignes. Je regrette de pas être tombé sur votre blog durant le live.
    Petite question pratique… 4 jours dans le village perdu de Huaytara. Vous dormez en tente quand c’est comme çà ou vous trouvez facilement à vous héberger chez l’habitant??

  • Répondre Cléo 27 mai 2017 à 3 h 01 min

    Salut les bloup trotters ! Un grand merci pour cet article, qui nous a poussé à aller découvrir Huaytara, pour notre plus grand plaisir ! La crèmerie existe toujours, et l’hôtel a adopté un nouveau bébé vigogne qui avait 3 mois quand nous sommes venus.
    On n’a pas pu aller jusqu’à Huancavelica, impossible de trouver des transports depuis Huaytara, donc on est repartis vers Lima.
    Cléo

    • Répondre Les Bloup Trotters 17 juillet 2017 à 12 h 36 min

      Bonjour Cléo,

      Juste MERCI de nous donner de si jolies nouvelles :) Nous étions tellement tombés amoureux de cette petite vigogne que de la savoir avec un autre bébé nous fait chaud au coeur (et surtout à Greg qui lui faisait des yeux doux).

      Vous êtes venus depuis la côté vers Huaytara c’est bien ça ? Huancavelica était vraiment joli aussi, enfin surtout pour y aller car la route des miroirs est vraiment belle. Mais ne vous inquiétez pas car vous avez déjà vécu un moment incroyable à Huaytara avec la simplicité des gens et le temps qui s’y est arrêté.

      Par contre, je pense que le mieux pour s’y rendre c’était d’opter pour du stop ou des locaux qui s’y rendaient..

      Où êtes-vous actuellement ?

      À bientôt et encore merci pour ce souvenir nostalgique.
      Cha des Bloup Trotters.

  • Répondre Huaytara 10 juin 2017 à 18 h 19 min

    […] Les bonnes adresses (conseillées par Bloup trotter sur leur article ci-contre) : […]

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